Archives du sériographe

Notes pour une archéologie du signifiant fr série


    8 poèmes aléatoires

    Partagez
    avatar
    (°'.~)²
    serion

    Nombre de messages : 42
    Date d'inscription : 16/02/2006

    Re: 8 poèmes aléatoires

    Message  (°'.~)² le Ven 4 Aoû 2006 - 19:00

    écris-je jamais en vérité
    par là je veux dire je saisis
    ne prémédite pas ou alors réinvente une façon
    un hasard et un choix n'aident en pas bien la raison
    et laissent au temps matière et illusion
    avatar
    Irpli
    seriata

    Nombre de messages : 2071
    série topographique : Series-City
    Date d'inscription : 16/12/2004

    Re: 8 poèmes aléatoires

    Message  Irpli le Sam 22 Juil 2006 - 19:30

    La lecture n'est pas évidente de prime abord. D'étonnantes saillies (l'usage de l'anglais, l'élément sexuel, une référence comme celle au parti pirate) donne au poème une allure de kaléidoscope énigmatique. Je tournerai longtemps autour de cette série pour l'apprivoiser. En cela, la lenteur du sériographe - poussée à l'extrême ces temps-ci - a quelque chose de bon.

    En tout cas, la Mipha a retrouvé un rythme époustouflant !
    avatar
    (°'.~)²
    serion

    Nombre de messages : 42
    Date d'inscription : 16/02/2006

    8 poèmes aléatoires

    Message  (°'.~)² le Ven 14 Juil 2006 - 6:13

    --


    ouragan humain
    planant à travers
    les rois des tours
    les dieux des murs

    silence au salon
    ce point se meut
    il est vivant
    physiologie et extase

    odeur de son eau
    des véhicules vides
    des bus pleins
    des bidons d'essence

    distinguer les violences
    contre les choses
    la terreur
    contre les personnes

    un objet desormais
    se traine sur ma maigre figure
    ca fait des élancements
    de ma main putain

    fume toujours une dorane
    du fond des gouffres
    le dol les brumes les ténèbres
    en impérative largesse

    ondoyer les ondes bleues
    la main d'hiver
    se chargera de fendre
    close into my tongue


    --


    redescendons
    pédé du vagin
    envouté de connerie
    si je n'étais envie

    on ne parle jamais
    épouvantable vertu
    au fond des cerveaux ténébreux
    pensées féeriques

    sans rêves de glaces
    un enfant de la terre a passé
    ombre clarté chimère
    au sein du songe

    venue par l'allée
    le rouge pour le vert
    des nuits
    de tous les drames

    empathie de délivrance
    cette divine et chaste
    l'homme à la fin evadé
    tu es toute ma vie

    caches le temps aussi
    les mots se posent
    une main à la manche
    tu es quoi toi

    glad gate close
    l'homme vide de bile
    va descend remonte
    bataillons confus

    deux grands marteaux
    aile est magnanime
    il fait bleu
    au pied du genre humain


    --


    prisons carrées
    on voyait vaguement
    une larme noire
    un blanc troupeau affolé

    entre quatre murs
    des millions de poissons
    il a fallu vaincre
    l'écueil la lame

    ce poumon d'airain
    se met à bander
    en rodant trace
    le bonheur a fui

    bulle spacio temporelle
    perfection
    il sort sa langue
    vrille à trouer l infini

    aux mains et aux poignets
    je soupèse le marteau
    moments si doux
    en chiant ou en pondant

    à moi toute seule
    je vais à la boulangerie
    ça me tarabuste
    je ris je danse

    pas lourd
    un mec bourré épuisé
    good night
    un coup de coude


    --


    enseigne illumine la rue
    le vent trombe
    sphère de cuivre
    énorme

    essaye de décrire
    feuille en lumière
    les embruns la vie
    elle ouvre la porte

    surpris de vous
    vous montrer nus
    dance into my mind
    trottoir et sang

    ses yeux vitreux
    pleins de miel mauve
    on voulait croitre
    chaque année

    des corbeaux nobles
    les ombres basses
    pour les abordages
    parti pirate merdique

    on ira loin bien loin
    des clairs azurs vient
    la clémence
    des strip teaseurs londoniens

    surtout sans penser
    un vaste mouvement
    demande le cleps
    qui se brise

    nul faisceau le progrès
    le vif giclement
    liquide de mon sang
    ce fut tout à coup

    pantalon toujours large
    et puis ce goût sale
    aux anciens morts
    bras souple

    euh je veux dire
    blanchiment d'argent
    je prolonge le contact
    de beautés victimes

    ils essaient de fuir
    nini mange sa morve
    la prunelle ternie
    une chienne de luxe


    --


    une tour ses parois
    des branches vertes
    il vogue usurpateur
    sacré vainqueur beni

    note tenue
    moyen de franchir
    des voitures toujours
    leur malédiction

    unité divorce
    joug diversité
    mes doigts griffes
    bruler des vertiges

    vous voulez
    syntax errors
    certitude de l'illusoire
    incendiaires nihilistes

    dans le miroir
    les boutefeux
    il est chaud
    ma chevelure aux yeux

    couilles nues
    mouille de ses cuisses
    mais il se trouve
    au plafond des astres

    comme prix
    je regarde la télé
    les pages à venir
    degoût de la femme

    ne respire pas
    ou m'amene tu
    hors des nuits
    hors du flot

    je me remets en route
    les mains tranchées
    odieuse distance
    veines de mon cou

    tu déficelais la lune
    doigts d’enfant
    pulsation du vide
    pauvre matin délabrant


    --


    rien ne bouge
    appuyé contre le mur
    heureux bien plus
    encore vivant

    soupirer et respirer
    elle veut dans sa chatte
    que lie un tremblant escalier
    il soulève la mer

    les nouveau-nés
    ce qui reste
    dans le puits sidéral
    invisible il est

    des rangées de livres
    boire les visages
    une mise à nu
    les bourreaux regrettent

    jamais ne suffit
    un passant passe
    surtout sans penser
    aller au sommeil

    le globe en bas
    aussi tranchante
    une erreur de programmation
    sur le trottoir un flic

    putain d'espace temps
    mais je rêve
    avoir pleuré
    fourchette couteau

    une fournaise
    un mensonge
    ça ira mieux
    sur leurs fils

    jouir dans la fievre
    ces liquides aciers
    appelez-le
    tout renait


    --


    pour moteur le vide
    mal rasé mais
    la vision des sphères
    nos braises amies

    attiser avec
    celui qui marche
    meme semble
    mêlé dans tout

    il accepte la nuit
    les flots partout
    l'œil peut s'enfoncer
    sais pas comment


    --


    à chaque coup
    j'aimerais
    du bonheur mon frère
    un grand coup

    fils dérisoire
    j'aiguise encore
    une binouze neuve
    un beau visage

    je saute une ligne
    justes équilibres
    des choses inconnues
    les gosses sont morts

    voilà la blague
    le roman si tu veux
    la vieille chaussure
    tourne vers la route

    fait naitre des bébés
    l'un contre l'autre
    dans un gouffre
    me saouler de la vie

    canarder au lance-pierre
    deux jabs éclairs
    comme un encens
    saut de rambarde

    m'enflammer de la hardiesse
    deux nanas et en rentrant
    comme une fanfare
    les races flétries

    et sans regret
    ces sourires à épines autour
    de chair originelle
    tirant le verrou

    à coup sur
    par chaque instant
    achat d autour
    de visages feminin


    --

    Contenu sponsorisé

    Re: 8 poèmes aléatoires

    Message  Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Lun 21 Aoû 2017 - 20:36