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Notes pour une archéologie du signifiant fr série


    corps du message

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    cloud
    sri

    Nombre de messages : 7
    Date d'inscription : 23/03/2008

    Re: corps du message

    Message  cloud le Sam 24 Juil 2010 - 8:38

    Je dirai la richesse de mes pensées les plus intimes
    En même temps que leur breloque
    Et ce faisant je ne me comprendrai pas
    Mieux qu'hier
    Je ne me
    Concentrerai pas
    En une boule d'énergie lumineuse et pure
    Ni aujourd'hui ni demain
    (Après-demain je dois
    Me faire arracher
    Deux dents
    De sagesse)

    cloud
    sri

    Nombre de messages : 7
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    Re: corps du message

    Message  cloud le Sam 24 Juil 2010 - 8:32

    Je ne sais de qui
    Je copie les moindres gestes
    S'il y eut un temps neuf
    Jadis où tout fut donné
    Aux hommes par des êtres célestes
    Gestes divins de la création
    Vous vous cachez aux yeux du profane
    Pourtant croire encore
    En vos existences par des moyens
    Détournés Époque moderne
    Contre le temps éphémère qui mène
    Droit au néant ?
    Voleurs de mythes ou délinquants du sacré
    - Je m'écarte de vous, en silence,
    Des portes de vos églises et de vos temples
    De puissance, de pureté et de vice -
    A la recherche du rire originel
    Ma langue comme un couteau
    Sans manche ni lame.

    cloud
    sri

    Nombre de messages : 7
    Date d'inscription : 23/03/2008

    corps du message

    Message  cloud le Sam 24 Juil 2010 - 8:24

    j'ai mangé trop de triangles isocèles
    pour pouvoir me souvenir de l'angle
    que formaient les anciennes rues des anciennes villes
    où j'ai vécu. certains parlent d'une odeur
    d'enfance si tenace, si fragile
    qui nimbe des jardins ou des cours d'eaux particuliers
    des ciels, des passages quittés depuis longtemps -
    d'autres d'un cauchemar qui revenait sans cesse
    d'un être visage et corps cachés dans le noir
    de la nuit qui s'approche pour toucher
    l'enfant d'un toucher porteur d'une mort
    particulière. Puis le rêve diminue, peu à peu
    le rêve se dissipe, en laissant l'angoisse
    en pâture à des frissons de fièvre qui exigent
    de revenir camper sur la peau de l'estomac.
    j'ai mangé trop de quadrilatère
    gris et uniformes, trop de triangles isocèles
    pour me souvenir du chemin tortueux
    qui mène au coeur de mes rêves -
    ceux-ci continuent à me hanter
    d'une manière ou d'une autre, et je porte
    désormais leur sceau sur moi, partout, partout,
    sans que personne ne le voie -
    j'ai perdu l'odeur des cours d'eaux et des jardins
    des ciels, des passages quittés depuis longtemps.

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    Re: corps du message

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