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Notes pour une archéologie du signifiant fr série


    au fait, jle dédicasse à sakkat. c'est pour lui.

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    Rio Mavuba
    serion

    Nombre de messages : 26
    Date d'inscription : 20/11/2005

    au fait, jle dédicasse à sakkat. c'est pour lui.

    Message  Rio Mavuba le Ven 8 Déc 2006 - 21:05

    11 le possible


    Les attentats de Madrid ne valent pas plus que le dernier match de foot de Bordeaux contre Valenciennes. Mais tout est là. Sans commencement, ni fin, c’est bien un rien que je provoque, dessinant magnifiquement la frivolité de ce tout. Nietzsche comme l’argent de mes parents. Une réécriture prétentieuse de l’histoire globale, vécue dans une cervelle, atypique par son langage. L’importance ne tient qu’au fait que mon écriture soit un pari; nouvelle, elle envisage toute possibilité; introspective, elle est une conciliation totale entre chacune des possibilités de l’être et du réel dans le temps. Du ce qui fut au ce qui pourra être, en passant par ce qui était, et ce qui est… Ce qui devrait, pouvait.., être. Et toutes ces autres conneries du même genre, longues et chiantes. Quoi mon écriture? Crevard. Va vendre des bn. Et broute, pourquoi pas, le phallus de ton padre. Du conditionnel, et autre.

    Il allait seul vers le soleil avec la fleur au sac, ébréchant ainsi tout le champ du possible.



    12 la valeur


    Entre impossibilité et son contraire, la conséquence logique du temps éternel, placé sur l’échafaud d’un instant nommé présent. Écriture présente. It’s absurde, it’s just a dog. Tangible. Factuel. Réécriture, écriture, anticipations. Haine, massacre, ordinateur, choux fleurs, histoire de donner quelques infos pour nos successeurs qui n’auront probablement pas le plaisir de jouir des mêmes objets, des mêmes concepts, des mêmes choses. J’aime ce pari, mon écriture, ces tracasseries. Envisager une quelconque valeur littéraire à mon ouvrage autre que l‘audace naïve d‘un jeune se réclamant post moderne? Je ne sais pas, et tout se brouille, se confronte, sans jamais parvenir à établir bon sens. L’ordre, sans codes. Les anarchistes ont du taffe, j’aime les anarchistes, les chiens et les arabes. Bons comme tous pour la guillotine du marché.

    Morte depuis longtemps.



    13 le temps


    Tout dire. Le 30 trentième petit et prétentieux degrés de la littérature. Mon écriture, rapide, étincelante et parfois presque sulfureuse, est à la belle image de ce pauvre type qui, perdu entre deux grands rochers représentant l’un et l’autre, le vide, la haine, le désespoir, s’envenime d’un éclair au contact de la feuille et survole la vie, faisant les choses le plus vite possible, afin ne pas mourir sans avoir fait ce qu‘il aurait aimé faire. Si j’écris vite, c’est par peur de ne pas laisser assez de choses de mon vivant. Grande écriture, l’entendement mort. Seulement pieuse dans la cervelle qui l’a porte, mon écriture est pieuse, chaste et pure avant de s‘établir définitivement en de lourdes phrases, quoique nettement maîtrisées par ma plume angélique. Esprit philanthropique, amateur de la vie. Tu n’auras peut-être plus d’intérêt à vivre. Et ce jour là sera triste. Il n’y aura plus de fusils, ni de trompettes abasourdissantes.

    Que retiendrez vous de moi sinon mon inexistence? Tout ceux qui ont passé, et qui n’ont fait que passer. Paix à eux, c’est eux que j’aime. Ces lignes leur sont offerts. Monsieur Gaildrault les représente.



    14 la guerre


    Écriture lointaine, causée par l’envie seulement. L’envie de maltraiter la langue, et seulement la langue. Le reste n’est qu’impressions, constations, fictions, réel, possibilités et tout ce qui existe d‘autre dans le dictionnaire. Une quête bien large, lointaine, ne se vouant qu’à la symbolisation de l’infâme, grâce à la connerie. À la connerie de tout, car tout est con. Tout. En bref, un authentique génocide juif malmené par les secousses diverses de mon esprit sans limites, sans barrière. De la connerie. Écrire et bien l’écrire. Écrire ce que je suis, le monde entier, le temps, mon monde. Je veux tout être. Tout écrire. Si seulement j’avais enregistré les quelques phrases perdues… J’aurais probablement été quelqu’un de plus sage. Mais là, colère et révolte. Je n’aime pas les guerres, bien que j’approuve leur nécessité. Malheur de contraintes, obscures et infinies.

    Ô dieu ! Sans elles, que serions nous ? La vie sans charme? Le charme sans vie?
    Ô dieu ! Répond ! Maintenant, philosophe ! Les guerres ! Les guerres !



    15 le style


    Pardonnez l’impertinence de ma cervelle, son seule intérêt étant d’en raconter le plus possible. Quantitativement, je suis, les idées, en pagailles, jetées au porcs comme de la viande. Qualitativement, seule l’écriture. Vide d’intérêt littéraire. De philosophie ou autre. Seule l’écriture revendique la qualité certaines de ces lignes, écriture dans la façon où celles ci se composent intérieurement. Chercher du plaisir. Et j’aime ce que je fais, j’aime beaucoup trop, mes lignes s’en ressentent d’ailleurs. Justifier cet amour la? À croire que cette seule justification conférerait en moi ce nouveau statut, statut qui en gros affirme que l’auteur comprend ce qu’il fait, pourquoi et pour qui il le fait. Comment? Rien à foutre, je prend des drogues.

    J’ai du style c’est évident. Sollers le blâme, l’injurie. Mais peu en ont. Il ne suffit pas de maîtriser, de connaître. Le style c’est ce qu’une minorité s’efforce de dissoudre avec de l’acide. Rien n’est mien. Rien n’est tien. Le style est vide. Le style ne connaît rien. Indépendant de tout ce qui fut, un moment ou à un autre, écriture. Le style est l’aveuglement maîtrisé de l’esprit face à ce qui le constitua. Il est l’image de la mort de l’esprit. Aucune connaissance, aucune sensation, il n’a jamais vu, touché, entendu, sentit. Le style est la mort. Le style est libre.



    16 jusqu’où


    Oui, rien à foutre, je prend des drogues. Pourquoi aimer ceci plutôt que cela? Difficile, je sais de quoi je parle, je n’ai pas eu 10 au bac. Je stagne sur ce putain d’est beau, ce qui plait universellement sans concepts. Je l’aime mon écriture, je l’aime comme j’aime la vie. La vie, et tout ce qu’elle est, ou ce qu’elle fut, j’en ai déjà traité en haut, vé pas recommencer à me casser les couilles. La vie est merdique mais je l’aime, c’est comme mes conneries, ou les nuages. Toutes conçues par la même force, tandis que deux ou trois pouilleux s’efforceront de persévérer sur la même idée, sur le même lieu, le même thème; la vie, comme mes conneries, voltigent, voltigent de haine, d’amour, de tout ce qui compose le dictionnaire, de tout ce qui compose tout simplement; du trou cul de l’autre poufiasse de diams que j’enfilerai bien parce que c’est temps ci j’ai rien à me foutre sous la bite, en passant par les incommensurables tristesses et déchéances de l’homme maudit, heureux ou sans jambes, avec une, deux, trois voitures de marque Bentley, pour finir sur Rémy Abbou et les quelques conseils sages du brave Confucius. La langue ou quand l’absolue monarchie frappe.

    Jusqu’aux étoiles peut-être…



    17 la laideur


    Provocatrice, celle sans barrière. De l’apologie du passé colonial français. J’ai trouvé mon titre, je suis jean-pascal. C’est une écriture perdue qui ne se retrouvera jamais. Facile, très moche surtout. Pathétique, oui. Pompeux. Perdue comme la jeune génération qu’elle tente tant bien que mal de porter avec ses mots. Égarée maladroitement face à la complexité d’une société inadaptable à sa propre vitesse. En gros, une salope d’inactuelle et déjà tellement loin et inscrite dans le futur. Quel hardiesse littéraire Buckowski avait-il, sinon celui d’être, par son écriture, sa génération? Rapprocher la langue des évènements, les devenir dans la manière, la forme. Ma langue est les évènements. Devenue depuis, même langue pour tous, appropriation personnelle. Ou collective, dans l’actuel.

    Nous étions chacun le fardeau des deux autres.



    18 la bêtise


    Le YOP, goût vanille. Si il est important de boire afin d’allaiter ma pensée, alors il est important de boire du YOP, l’accouchement fut difficile. Clément est devenu papa. Félicitations, manque plus que du YOP pour parfaire sa croissance. Et j’ai compris quel rôle jouait-il, plus important hélas que le reste. À bordeaux, il fait froid, le mois d’octobre est là, toujours aussi irréversible, la main plongée dans le froc, se caressant le sexe, apeuré. Mais en novembre, il reviendra de nouveau, avec ou sans les cents un dalmatiens. De ceux qui sur l’espace d’une seconde ont croisé la corde, la poutre, ne serait-ce que dans les songes, personne n’a su l’asperge et sa croissance, et personne n‘a vu Walt Disney mourir. Dans la terre comme la patate, le paysan d’une terre. Et si je dis ça, la vie, ce genre de phénomènes à pas une clopinettes, c’est que je l’a sens, devenir, devenir fantastique. Et plus grande encore. Horizon possible, je vais, je vais, plus léger qu’un ballon. Loin dans la métaphysique, où toute connaissances pures de l’a priori ne s’opposent. Délimitées. Rien. Est libre, l’idée. Seule. Dans l’au delà. Et l’homme via sa raison, son deuxième et premier monde.

    Il était important que je me réalise. Il était important que je sois là, que l’on m’ait offert la vie.



    19 le divorce


    J’incrimine le désert, le vaste monde infect de la littérature caduc, tant mon oasis est là, présente, plus importante encore qu’une clé de solfège pour introduire la portée et ses notes. Mais mon oasis est sèche et ne souhaite en aucun cas satisfaire les besoins de ceux qui cherchent le talent. J’ai préféré la vider, anticipant l’effarouchement certains que j’aurai ressentit après qu’ils m’aient, eux les surannés, dépecé comme de belles grosses putes de la nouveauté que j‘exploite à merveille. La nouveauté est mon écriture. Le vol, peut-être la leur. Me réclamant de certaines influences? Non. Ils furent eux aussi de long désert, seule une fois la lumière fut. Cette fois. Cette fois rien. Valeur, valeur, valeur littéraire. De tout, même des anges. Une saison en enfer traîne sur le seuil des insanités. Intemporelle, et rattrapée in extremis par références, télévisuelles, je ne connais que ça. Rimbaud ! Quand même ! Voir la révolte comme pure nécessité de la permanence du sens dans l’être. J’aime la révolte, et le pourquoi de son importance.

    Tellement nuls, pitoyables, misérables, lamentables. Qu’ils crèvent tous et s‘effacent à jamais de la bouche des hommes !



    20 Nietzsche


    Elle mon essence. Connard de cette vie, en grand insomniaque de la fébrilité. J’ai perdu la distance pour laisser un sourire émerger du faux pays. De ce pays sans nom où les anges aiment à se fendre les doigts, il n‘y a que bonheur, liberté, possibilité et amour. Je suis de l’irréel inactualité, ma plume prétend, chante et parfois sape, sans se réclamer une seule seconde des films de Pasolini. Fils du 11 septembre, déterminé, indépendant. Et l’autre pute assassine le semblant de vérité. Seule la science. L’irrattrapable soustraite à la éloquence de ces philosophes, portes parole philanthropiques d’une éthique universelle menant à mal les projets d’annihilation de l‘homme. Gratuite plume. Qui a déjà vu le mal sur quelques phrases posées? L’homme dans son affirmation. Que les parasites souffrent. Je suis celui qui détournera l’homme par la folie, moi son éloge, moi ce livre mauvais qu’il me faut porter plus haut que la vie. Confiance. Absurde. Théorie du chaos, des télévisions semblables aux hommes, je sens, je sens, Et tue les indigents, Et fracasse leurs femmes, Et danse sur leurs enfants découpés, Et leurs propose mon culte, révérence enchantée avant qu‘ils ne s‘envolent pour l‘image des fleuves purs.

    Je n’aime pas l’argent, et je m’en fous. J’en ai tellement eu, ou tellement eu l’impression d’en avoir qu’aujourd’hui je m’en lasse.

      La date/heure actuelle est Jeu 23 Nov 2017 - 13:51